| Type de document : | Travaux étudiant |
| Catégorie : | Mémoire |
| Titre : | L’essor d’une nouvelle génération de créateurs chinois et la structuration d’un écosystème local (Shanghai, Chengdu, Wenzhou) permettront-ils de construire une mode chinoise autonome, toutefois reconnue mondialement ? |
| Auteurs : | Alicia JIANG, Auteur |
| Promotion : | 2025 |
| Format : | 50 p. |
| Langues | Français |
| Mention : | Très bien |
| Mots-clés : |
Géographique CHINE ; SHANGHAINom Commun CREATEUR ; HISTOIRE ; HISTOIRE DE LA MODE ; POLITIQUE INDUSTRIELLENom Propre FASHION WEEK ; MADE IN CHINA |
| Résumé : | Cette thèse examine si l'essor d'une nouvelle génération de créateurs chinois et la structuration d'écosystèmes locaux à Shanghai, Chengdu et Wenzhou peuvent conduire à l'émergence d'une mode chinoise à la fois autonome et reconnue mondialement. L'auteure retrace d'abord la mutation de l'industrie textile chinoise, longtemps cantonnée au Made in China, vers une ambition créative incarnée par le passage au Created in China. Elle analyse ensuite la montée en puissance du phénomène Guochao, mouvement culturel par lequel la génération Z réapproprie les codes esthétiques traditionnels dans un langage contemporain. L'étude des trois pôles urbains révèle leurs rôles complémentaires : Shanghai assure la vitrine institutionnelle et internationale, Chengdu incarne une créativité communautaire ascendante nourrie par les scènes streetwear et nightlife, tandis que Wenzhou, Shenzhen et Hangzhou fournissent respectivement la rapidité de prototypage, l'innovation technologique et la puissance du commerce numérique. Face aux obstacles persistants de la reconnaissance internationale (domination des gatekeepers occidentaux, exigence de validation par les Fashion Weeks de Paris ou Milan), la thèse défend un modèle hybride : une création ancrée en Chine, couplée à une circulation globale sélective et stratégique. Elle souligne également que les marques occidentales doivent opérer un changement de posture profond, en reconnaissant le consommateur chinois non plus comme simple récepteur, mais comme co-définisseur des normes du luxe contemporain. En conclusion, la mode chinoise cesse d'être une périphérie en quête de légitimité pour devenir une scène à part entière d'un système mondial désormais polycentrique. |









